Archives par étiquette : littérature française

Il est juste que les forts soient frappés // Littérature Française

Une claque ! Ce premier roman de Thibault Bérard est une petite merveille d’émotion. Sarah, une jeune femme rebelle, écorchée vive, rencontre Théo. C’est le coup de foudre. Petit à petit, elle bannie dans un coin de sa tête sa noirceur et gravit les échelons de la vie de couple. Elle s’amuse de sa propre niaiserie et de ce nouveau côté fleur bleue qu’elle ne se connaissait pas. Lorsqu’elle tombe enceinte, Théo et elle se projettent dans leur nouvelle vie de famille. Mais, pendant cette grossesse, les médecins lui diagnostiquent un cancer très avancé. Ils décident de se battre. Ce roman nous parle d’amour, de courage, de maladie, mais aussi de vie, de rire et de gaité. Malgré le sujet particulièrement grave, Thibault Bérard a su faire de cette histoire un roman lumineux, solaire, plein d’humour et de force. L’un des romans qui m’aura le plus fait pleurer mais dont on ressort plus fort !

Ils est juste que les forts soient frappés, Thibault Bérard, Editions de l’Observatoire, 20€

Les Mafieuses // Littérature française

Les femmes prennent les rênes ! Avant de tomber dans le coma, le mafieux Leone Acampora a lancé un chasseur de tête contre sa femme. Mais c’est sans compter sur la force et la détermination des filles de la famille Acampora. Un roman mafieux au féminin qui ne manque ni d’humour, ni de rebondissements. Pascale Dietrich dépoussière le milieu machiste de la mafia sudiste. Magouilles, narcotrafic et code d’honneur : Les Mafieuses donnent un grand coup de pied dans les préjugés !

Les Mafieuses, Pascale Dietrich, Le Livre de Poche, 7.10€

Alto Braco // Littérature française

C’est un paysage envoûtant et d’une beauté féroce que découvre Brune en arrivant dans l’Aubrac pour y enterrer Douce, sa grand-mère. Élevée dans la gaité par Douce et sa sœur à la mort de sa mère, Brune a grandi dans leur bistrot parisien. Mais le retour au pays est un chamboulement, elle découvre cette terre d’élevage, et entrevoie des secrets enfouis depuis longtemps. Un roman sur la transmission et sur l’attachement à la terre, dépaysant et enchanteur.

Alto Braco, Vanessa Bamberger, Liana Levi, 10€

Frères sorcières // Littérature française

« Frères sorcières » est un roman magique. Antoine Volodine invoque les pouvoirs primitifs du théâtre et de l’existence, dans une pièce en trois actes, trois incantations. Il y a du Antonin Artaud dans ce texte. Il envoûte, déroute, déstabilise, semble perdre son lecteur mais pour mieux le capturer par sa magie chamanique. Nous nous trouvons confrontés tantôt à un récit mythologique, tantôt à un rite païen. On ne revient pas indemne de cette lecture, et c’est tant mieux.

Frères sorcières, Antoine Volodine, Points, 7,50€

Et toujours en été // Littérature française

Entrez dans cette maison de famille comme dans un escape game. Un roman totalement prenant grâce à un dispositif narratif inédit. On y retrouve la douceur et les souvenirs, bons ou mauvais, de ces maisons de vacances qui ont fait notre enfance. A découvrir !

Et toujours en été, Julie Wolkenstein, P.O.L, 18€

Café-lecture // Etre femme dans le monde // Vendredi 03 avril à 19h

 

Le Silence d’Isra, Etaf Rum, L’Observatoire, 22€
PALESTINE, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vivent son époux et sa nouvelle famille. La jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. BROOKLYN, 2008. Deya, fille d’Isra, 18 ans, est en âge d’être mariée. Ses grands-parents lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d’aller à l’université.

 

Kim Jiyoung, née en 1982, Cho Nam-joo, NIL, 18,50€
Kim Jiyoung est une femme ordinaire, elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d’une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter.

 

A mains nues, Amandine Dhée, La Contre Allée, 16€
La narratrice explore la question du désir et de l’ attachement à la lumière du parcours d’ une femme et de ses expériences sexuelles et affectives. Comment devenir et rester soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent? La narratrice revisite toute sa vie, de l’ enfance à l’ âge adulte et se projette aussi dans la vieillesse. La réflexion féministe apparaît à chacun de ces âges de la vie.

 

Tous les hommes désirent naturellement savoir, Nina Bouraoui, Le Livre de Poche, 7,40€
« J’écris les travées et les silences, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas. J’écris les chemins que l’on évite et ceux que l’on a oubliés. J’étreins les Autres, ceux dont l’histoire se propage dans la mienne, comme le courant d’eau douce qui se déverse dans la mer.  Je fais parler les fantômes pour qu’ils cessent de me hanter. J’écris parce que ma mère tenait ses livres contre sa poitrine comme s’ils avaient été des enfants. »

 

Éléni ou personne, Rhéa Galanaki, Cambourakis, 11€
Rhéa Galanaki suit la trajectoire d’Eléni Altamura-Boukouna, la première femme peintre grecque qui, au XIXe siècle, est allée étudier en Italie. La fréquentation des écoles étant alors interdite aux femmes, Eléni se grimait en homme pendant la journée, afin de pouvoir suivre les cours, dessiner des nus et obtenir un diplôme. Son déguisement l’a aussi contrainte à se créer une autre identité, sous le nom de Personne, un double auquel elle renonçait le soir, revêtant ses vêtements de femme, mais qui la hantera tout au long de son existence.

 

Platine, Régine Detambel, Babel, 6,90€
Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s’était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, «Saratoga», avec Clark Gable, puisqu’elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? En réinventant le destin de cette comédienne broyée qui fut le modèle de Marilyn Monroe, Régine Detambel grave au scalpel le flamboyant et impitoyable blason de l’oppression des femmes.

Un automne avec Flaubert // Littérature française

Où l’on découvre Flaubert à l’automne de sa vie, dépressif face à la panne d’inspiration et les tracas du quotidien, qui va séjourner deux mois à Concarneau. Entre bain de mer, bons dîners entre amis et dissections de poissons (!), l’envie de vivre et d’écrire revient… Avec cette face cachée de la vie de Flaubert, Alexandre Postel nous livre un très beau texte sur la création littéraire et la difficulté de vivre.

Un automne avec Flaubert, Alexandre Postel, Gallimard, 15€

Un Monde sans rivage, voyage aux confins du monde // Mercredi 5 février à 19h30

Cet hiver, L’Embellie vous embarque vers les paysages glacés du Grand Nord. Pour cette première animation, Hélène Gaudy, autrice du roman « Un Monde sans rivage » publié chez Actes sud viendra nous parler de l’exploration polaire de S. A. Andrée, une tentative tragique de rejoindre le pôle nord à la fin du XIXe siècle. Elle nous emportera dans des mondes d’une blancheur immaculée, nous parlant d’espoir et de désir. Ne manquez pas cette rencontre !

 

Rendez-vous le Mercredi 5 février à 19h30.
Gratuit, sur réservation.

 

 

Résumé :

À l’été 1930, sur l’île Blanche, la plus reculée de l’archipel du Svalbard, à la faveur d’une exceptionnelle fonte des glaces, réapparaissent les vestiges d’une expédition polaire partie plus de trente ans auparavant : en 1897, Salomon Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg tentaient d’atteindre le pôle Nord en ballon et disparaissaient dans des circonstances mystérieuses. Sur le campement des explorateurs, plusieurs rouleaux de négatifs. À partir des photographies sauvées et du journal de l’expédition, Hélène Gaudy imagine le périple de ces trois hommes et mène une réflexion aussi profonde que poétique sur l’esprit d’aventure et la lutte contre l’effacement.

Cent millions d’années et un jour // Littérature française

Stan est depuis toujours passionné de dinosaures. Il est donc devenu paléontologue. Il arrive en fin de carrière et n’a toujours pas réalisé son rêve : retrouver un squelette. Alors quand il entend parler d’une découverte possiblement exceptionnelle, il se lance corps et âme dans cette aventure, emportant avec lui ses amis. Ce livre nous parle de ces rêves d’enfant qui sont les remparts à la dépression, la tristesse et la solitude, qu’on ne lâcherait pour rien au monde et qui, pour ceux qui n’ont rien à perdre, deviennent l’objectif ultime, quitte à se diriger dangereusement vers la mort. Jean Baptiste Andrea nous parle de drame intime et de la place de l’homme dans le monde. Un roman fort et beau !

Cent millions d’années et un jour, de Jean Baptiste Andrea, Éditions de L’Iconoclaste, 18€

Café Lecture // Vendredi 10 janvier à 19h

 

L’Italienne qui ne voulait pas fêter noël, Jérémie Lefebvre, Buchet Chastel, 16 €
Francesca a quitté Palerme pour étudier la littérature à la Sorbonne. Suite à un défi amoureux, elle relève le pari d’annoncer à sa famille qu’elle ne réveillonnera pas avec eux. Comme au début d’un film d’horreur, Francesca débarque à Palerme sans se douter un instant des catastrophes qui s’apprêtent à déferler sur elle. Sa mère, son père, son frère et sa soeur vont, tout en prétendant accepter ses choix, s’employer à la faire changer d’avis, et recourir aux moyens les plus loufoques et les moins loyaux… Cette plongée cocasse dans une famille sicilienne d’aujourd’hui ne serait-elle pas aussi une exploration de nos propres névroses, de notre rapport à la tradition, à l’appartenance – et à la gastronomie ?

 

 

Salut à toi ô mon frère, Marin Ledun, J’ai Lu, 7,60 €
La fantasque tribu Mabille-Pons : Charles, clerc de notaire pacifiste, Adélaïde, infirmière anarchiste et excentrique, et six enfants dont trois adoptés. Le quotidien comme la bourrasque d’une fantaisie bien peu militaire. Jusqu’à ce 20 mars 2017 où Gus, le petit dernier, manque à l’appel. L’incurable gentil a disparu et est accusé du braquage d’un bureau de tabac de Tournon. Branle-bas de combat ! Il faut faire grappe, fourbir les armes des faibles, défaire le racisme ordinaire de la petite ville bien mal pensante, lutter pour le droit au désordre, mobiliser pour innocenter Gus, lui ô notre frère.

 

 

Abigaël, Magda Szabó, Le Livre de poche, 8,70 €
Gina ira en pension. Son père adoré l’a décrété sans donner la moindre explication. Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une institution calviniste très stricte. Enfant gâtée, rétive aux règles, elle est vite mise en quarantaine. L’adolescente finit par confier ses malheurs à Abigaël, la statue qui se dresse au fond du jardin. Car selon l’antique tradition, Abigaël aide tous ceux qui le souhaitent.

 

 

Isidore et les autres, Camille Bordas, Inculte, 9,90 €
Difficile à onze ans de trouver sa place dans une famille de surdoués, surtout lorsqu’on se contente d’être « normal ». Entouré de cinq frères et soeurs qui dissertent à table des mérites comparés de Deleuze et Aristote, Isidore recherche d’abord l’affection de son meilleur ami, monument de douceur : son canapé. Dans sa famille, seul Isidore est capable d’exprimer des émotions, de poser les questions que les autres n’osent pas formuler. Et lorsqu’un drame survient, il est le seul capable d’écouter et réconforter son prochain.

 

 

Valentine ou la belle saison, Anne-Laure Bondoux, Pocket, 7,90 €
À 48 ans et demi, divorcée et sans autre travail que l’écriture d’un guide pour les 9/13 ans sur la sexualité, Valentine décide de s’offrir une parenthèse loin de Paris, dans la vieille demeure familiale. Là-bas, entourée de sa mère Monette et du chat Léon, elle espère faire le point sur sa vie. Mais à la faveur d’un grand ménage, elle découvre une série de photos de classe barbouillées à coups de marqueur noir. Ce mystère la fait vaciller. Et quand son frère Fred débarque, avec son vélo et ses états d’âme, Valentine ne sait vraiment plus où elle en est. Une seule chose lui semble évidente : elle est arrivée au terme de la première moitié de sa vie. Il ne lui reste plus qu’à inventer – autrement et joyeusement – la seconde.

 

 

Les Jours de silence, Phillip Lewis, 10/18, 8,80 €
Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire le roman de sa vie. Le décès de sa mère l’anéantit. Son fils tentera de lui redonner goût à la vie mais il disparaît avec son manuscrit. Bouleversé par le départ de son père, Henry Jr s’enfuit à son tour à la recherche de celui-ci…