Archives par étiquette : littérature française

Mon cœur vient du désert d’Atacama // Science-fiction

Et si les robots étaient l’avenir de l’humanité ? Capable de se relier à un Tout, plus grand qu’eux, ils prendraient soin les uns des autres et de leur planète. Récit de trois générations de femmes, ce roman est aussi une réflexion sur la maternité, la procréation, le destin, la descendance, l’apprentissage de l’amour. Avec une dose de provocation et un style accrocheur, Juliette Bouchet signe un post-apo cyberpunk génialissime !

Mon coeur vient du désert d’Atacama, Juliette Bouchet, Sable Polaire, 19 €

 

Ma reine // Littérature française

Un jour, Shell, 12 ans, décide de partir « faire la guerre » pour éviter que ses parents ne le placent en institut. Il quitte la station service où il a grandi, escalade la montagne voisine, et sur le plateau, se retrouve nez à nez avec Viviane. Viviane a son âge, elle est fantasque, impérieuse, imaginative. Mais surtout, avec elle il n’est pas ce garçon un peu lent, qui pense de travers et attire les moqueries. Pour elle il est prêt à tout, elle est « sa reine », sa seule amie. Un premier roman éblouissant, qui marque les esprits, où les thèmes de la différence, de l’enfance, de la liberté sont abordés avec justesse et sensibilité.

Ma reine, Jean Baptiste Andrea, Folio, 7,40€

Café-lecture // Vendredi 5 juillet à 19h.

 

 

 

 

Pour le prochain café-lecture, et pour les 5 ans de la librairie, nous vous invitons à explorer cinq coups de cœur pour ces 5 années de partage !

 

Rendez-vous Vendredi 5 juillet à 19h !

 

 

2014

L’Île du serment, Peter May, Babel, 9,80€

Une petite île perdue au large du Canada, un homme assassiné, sa femme principale suspecte. Pourtant l’affaire n’est pas si simple. Le policier chargé de l’enquête a l’étrange impression d’être lié à cette femme. Ses rêves font ressurgir l’histoire de son aïeul expulsé d’Écosse au XIXème siècle pendant la famine. Un amour perdu, un exil lointain, passé et présent se superposent. Plus qu’un roman policier, un fantastique voyage dans les îles balayées par les vents de l’Écosse de 1850 et du Canada d’aujourd’hui.

 

 

2015

Amours, Léonor de Recondo, Points, 6,90€

L’amour filial, l’amour affectueux d’un vieux couple, l’amour entre deux femmes… ce sont les amours qui sont célébrées ici. C’est pourtant un couple sans amour au centre de cette histoire. Une famille bourgeoise dans les années 1900, la jeune mariée va décider d’élever l’enfant que sa bonne a eu du maître de maison. Cet enfant qu’elle laisse dépérir va bouleverser la maisonnée. Une écriture fluide et élégante, un très beau roman.

 

 

2016

L’archipel d’une autre vie, Andreï Makine, Points, 7,40€

Un groupe de soldats est envoyé dans les grandes plaines de Sibérie à la poursuite d’un fuyard. Ils ne savent rien de lui, ni qui il est, ni ce qu’il a fait, ils obéissent seulement aux ordres. Mais quand certains des soldats veulent en finir au plus vite, d’autres préféreraient que la traque dure… Une drôle de relation s’installe entre les chasseurs et la proie. Un grand roman psychologique, un huis clos mystérieux dans l’immensité de la taïga et une belle aventure humaine. Et à l’horizon, une « autre vie » devient possible, mais on ne peut pas en dévoiler davantage !

 

 

2017

Ar men, Emmanuel Lepage, Futuropolis, 21€

Emmanuel Lepage nous propulse au cœur de « l’enfer des enfers », cette tour de granit qui fait face à un océan déchaîné : le phare d’Ar-Men au large du Finistère. Aux côtés d’un des derniers gardiens du phare, l’auteur retrace toute l’histoire de la Chaussée de Sein, de la construction à l’automatisation d’Ar-Men, en passant par les légendes bretonnes attachées au lieu. Avec Ar-Men, Lepage poursuit son hommage à la mer et au déchaînement des éléments par un dessin puissant et grandiose.

 

 

2018

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans, Marie-Fleur Albecker, Aux forges de Vulcain, 18€

Il ne faut pas s’y méprendre. Le roman a beau se situer au XIVe siècle, c’est bien de notre monde et de notre réalité politique dont parle Marie-Fleur Albecker. Et j’abattrai l’arrogance des tyrans est un formidable roman de révolte et raconte l’histoire d’une femme qui découvre la lutte. L’autrice propose un style inventif, cru mais juste, populaire et nécessaire pour interpeller son lecteur. Un roman politique donc, où sourd le féminisme de l’autrice. Un premier roman qui vous retournera !

Les soeurs aux yeux bleus // Littérature française

Après la mort de sa femme, Léonard Sézeneau se retrouve seul avec ses cinq enfants. Les deux garçons partiront en pension, tandis qu’il emmènera les trois filles et Livia, leur gouvernante, dans ses pérégrinations. Fin XIXème, de Saint Petersbourg à Paris, en passant par La Bernerie en Retz, le destin de trois sœurs partagées entre leur amour pour un père possessif et leur désir de liberté. Dans une France qui se transforme, le beau portrait de femmes qui aspirent à davantage d’indépendance et de considération. Sur fond de secret de famille, une belle suite à La gouvernante suédoise, mais qui peut se lire complètement indépendamment.

Les sœurs aux yeux bleus, Marie Sizun, Arléa, 20€

Café lecture // Vendredi 10 mai à 19h

 

 

Pour notre prochain café lecture nous nous retrouverons autour des romans de la fuite. Fuite vers l’avant ou retour en arrière, une courses pour mieux se retrouver.

 

Rendez-vous Vendredi 10 mai à 19h

Gratuit, sur réservation. 

 

Ma Reine, Jean-Baptiste Andrea, Folio, 7,40 €
Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il ne va plus à l’école et vit seul avec ses parents dans leur station-service. Ses parents envisagent de le placer dans un institut spécialisé. Il décide alors de partir à la guerre pour devenir un homme. Mais lorsqu’il arrive sur le plateau, seuls se déploient les odeurs de maquis et un profond silence. Une silhouette, comme un souffle, surgit devant lui. Cette fille du vent, qui lui demande de l’appeler « ma reine », c’est Viviane. Avec elle, tout s’invente. Il décide d’obéir à sa reine comme on se jette du haut d’une falaise. Par amour. Par jeu. Et insouciance.

 

 

Underground railroad, Colson Whitehead, Le Livre de poche, 8,20 €
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Lorsque Caesar lui propose de s’enfuir pour gagner avec lui les États libres du Nord, elle accepte. De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

 

Personne ne disparaît, Catherine Lacey, Babel, 8,50 €
Du jour au lendemain, Elyria quitte tout. Direction la Nouvelle-Zélande, et la chambre d’amis vaguement offerte par un vieux poète reclus, rencontré lors d’une soirée littéraire à New York. Course poursuite intime sur fond de bout du monde, le récit de cette fugue mal barrée est celui de la douloureuse déception d’être soi et d’une tentative méfiante de renouer avec la vie, le monde, les autres.

 

Les sœurs aux yeux bleus, Marie Sizun, Arlea, 20 €
Après la mort de sa femme, Léonard Sézeneau se retrouve seul avec ses cinq enfants. Les deux garçons partiront en pension, tandis qu’il emmènera ses trois filles et Livia, leur gouvernante, dans ses pérégrinations. De Saint-Pétersbourg à Paris, en passant par La Bernerie en Retz, les trois sœurs seront sans cesse partagées entre leur amour pour ce père possessif et leur désir de liberté. Dans une France qui se transforme entre le XIXème et le XXème siècle, elles aspirent à davantage d’indépendance et de considération.

 

Personne n’a peur des gens qui sourient, Véronique Ovaldé, Flammarion, 19 €
Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine? Quelle menace fuit-elle? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé. Jusqu’où peut-on protéger ses enfants?

 

Nomadland, Jessica Bruder, Globe, 22 €
Les mensonges et la folle cupidité des banquiers (autrement nommée « crise des subprimes ») les ont jetés à la rue. En 2008, ils ont perdu leur travail, leur maison, tout l’argent patiemment mis de côté pour leur retraite. Ils auraient pu rester sur place, à tourner en rond, en attendant des jours meilleurs. Ils ont préféré investir leurs derniers dollars et toute leur énergie dans l’aménagement d’un van, et les voilà partis. Ils sont devenus des migrants en étrange pays, dans leur pays lui-même, l’Amérique dont le rêve a tourné au cauchemar. .

Sans Silke // Littérature française

Elle avait 19 ans quand Silke est arrivée à « La Favorite » pour s’occuper de Ludivine, 9 ans. Une fillette un peu maussade, qui cherche l’admiration dans le regard de ses parents, quand eux ne vivent que par l’amour qu’ils se portent l’un à l’autre, incapables de laisser une place à leur enfant. Silke créera autour de Ludivine un monde rêvé, où embrasser les arbes, dessiner des animaux fabuleux, dormir à la belle étoile sont autant de petits bonheurs qui lui redonnent le sourire. Un très beau roman qui souligne les failles familiales, à la fois empli d’amertume et de solitude et de joie et petits plaisirs.

« Sans Silke », Michel Layaz, Editions Zoé, 16€

Manifesto // Littérature française

Manifesto valse avec la mort. Et la mort valse avec l’art. Leonor de Recondo raconte les derniers instants de son père, s’essoufflant petit à petit après une longue maladie. Ce texte est d’une grande beauté. Il s’en dégage une tendresse émouvante, une volonté de voir la vie comme elle est, de rendre compte d’une vie, moments après moments, comme les souvenirs remontent à la surface de la mémoire. Il y a une certaine lucidité face à la vie qui s’échappe. C’est, incontestablement, un livre d’amour qu’offre à lire Leonor de Recondo, amour qui est le prolongement d’une vie.

Manifesto, Leonor de Recondo, Sabine Wespieser, 18€

Rencontre avec Marie Sabine Roger // Vendredi 7 décembre à 19h30

Venez découvrir la romancière, à la plume détonante et singulière, Marie Sabine Roger ! Nous parlerons de son nouveau roman « Les Bracassées », un roman drôle, plein d’humanité et d’amitié qui raconte la rencontre entre deux femmes marginales, qui tentent tant bien que mal de vivre leur différence.

 

 

« Fleur et Harmonie : les prénoms des deux héroïnes du roman de Marie-Sabine Roger sont, disons… un peu trompeurs. Car Fleur, âgée de 76 ans, est une dame obèse et phobique sociale. Et Harmonie, 26 ans, est atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette. En clair, son langage est ordurier et elle ne peut retenir des gestes amples et violents. Bientôt rejointes par une bande de « bras cassés » émouvants et drôles, elles vont nous entraîner dans une série d’aventures. Ce roman profondément humaniste donne une vision positive de la différence, refusant le regard excluant et prônant la chaleur du collectif.  »

 

 

 

La nuit des béguines // Littérature française, poche

Qui sont ces femmes qui osent être libres ? Ce sont les béguines, ces femmes qui vivaient indépendantes au Moyen-âge. Elles choisissaient une vie communautaire au seins des murs du béguinage ou vivaient dans la ville dans leurs propres maisons. Elles travaillaient, se soutenaient mutuellement et refusaient la tutelle masculine. Mais elles effraient, ces femmes libres-penseuses. Il est temps d’y mettre fin !

La nuit des béguines, Aline Kiner, Liana Levi, 11€

Café-lecture // Vendredi 9 novembre à 19h

Pour ce premier café-lecture, nous nous retrouverons autour d’une sélection de romans de la rentrée littéraire. N’oubliez pas de réserver !

Et voici la liste :
– Un monde à portée de main, Maylis de Kerangal, Verticales, 20€
– Chien-Loup, Serge Joncour Flammarion, 21€
– A son image, Jerôme Ferrari, Actes Sud, 19€
– Frère d’âme, David Diop, Seuil, 17€
– Ca raconte Sarah, Pauline Delabroy Allard, Minuit, 15€
– La vraie vie, Adeline Dieudonné, L’Iconoclaste, 17€
– Dix-sept ans, Eric Fottorino, Gallimard, 20,50€
– Lèvres de pierre, Nancy Huston, Actes Sud, 19,80€
– Les Bracassés, Marie-Sabine Roger, Le Rouergue, 20€
– La tête sous l’eau, Olivier Adam, Robert Laffont, 16€
– Roissy, Tiffany Tavernier, Sabine Wespieser, 21€
– Omar et Greg, François Beaune, Nouvel Attila, 17€
– Isidore et les autres, Camille Bordas, L’Iconoclaste, 19,90€
– Tenir jusqu’à l’aube, Carole Fives, L’Arbalète, 17€
– L’hiver du mécontentement, Thomas B. Reverdy, Flammarion, 18€
– En nous beaucoup d’hommes respirent, M. A. Murail, L’Iconoclaste, 20€
– Le grand Nord-Ouest, Anne-Marie Garat, Actes Sud, 21,50€
– Et j’abattrai l’arrogance des Tyrans, M-F. Albecker, Forges de Vulcain, 18€
– Tous les hommes désirent naturellement savoir, N. Bouraoui, Lattès, 19€
– Là où les chiens aboient par la queue, Estelle-Sarah Bulle, Liana Levi, 19€

– Arcadie, Emmanuelle Bayamack-Tam, P.O.L, 19€