Archives par étiquette : histoire de vie

Café Lecture // Vendredi 6 septembre à 19h

Pour notre café-lecture de septembre, nous vous emmenons à la découverte de la maison d’édition Zulma. Avec des publications tournées vers l’ailleurs, elle nous ouvre la porte sur le monde.

 

Rendez-vous vendredi 6 septembre à 19h.

Gratuit sur réservation.

 

 

La Somme de nos folies, de Shih-Li Kow, 21,50 €

Beevi, vieille dame fantasque, hérite d’une grande demeure et adopte Mary Anne, débarquée de son orphelinat. Aidée de Mary Anne et de l’extravagante Miss Boonsidik, Beevi reconvertit la bâtisse en bed & breakfast pour touristes égarés… Le tout livré avec force commentaires par Auyong, l’ami fidèle, qui coulerait des jours paisibles s’il ne devenait l’instigateur héroïque d’une gay pride locale. La Somme de nos folies est la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, incisive, d’un petit monde presque sans histoire quelque part en Malaisie, aujourd’hui.

La Maîtresse de Carlos Gardel, de Mayra Santos-Febres, 22,50 €

[Porto Rico, années trente] La célèbre guérisseuse Mano Santa est appelée au chevet de Carlos Gardel, l’icône du tango, à la veille de sa grande tournée dans les Caraïbes… Elle emmène avec elle sa petite-fille Micaela à qui elle confie Gardel. Micaela revient sur ces quelques jours qui ont déterminé son existence : Gardel restera l’amant de sa vie. Cristallisée par le coeur de vent, remède secret et puissant, la passion de Micaela pour la médecine et la botanique se déploie, entre rigueur scientifique et pratiques ancestrales. Sous l’emprise du coeur de vent, Gardel raconte : son enfance à Toulouse, ses débuts de mauvais garçon, le tango, une carrière de chanteur adulé, de Buenos Aires à Paris.

By the rivers of Babylon, de Kei Miller, 9,95 €

Augustown, quartier pauvre de Kingston. Kaia rentre de l’école. Ma Taffy, la grand- mère n’y voit plus mais elle reconnaît entre toutes l’odeur envahissante de la calamité qui se prépare. Car aujourd’hui, M. Saint-Josephs a commis l’irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia – sacrilège absolu chez les rastafari. Et voilà Ma Taffy qui tremble, elle que pourtant rien n’ébranle. Alors, pour gagner du temps sur la menace qui gronde, Ma Taffy raconte à Kaia comment elle a assisté, petite fille au milieu d’une foule immense, à la véritable ascension d’Alexander Bedward, le Prêcheur volant…

Le Rouge vif de la rhubarbe, d’Audur Ava Olafsdottir, 8,95 €

Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

Les Nuits de la Laitue, de Vanessa Barbara, 8,95 €

Otto et Ada partagent depuis 50 ans une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Sans compter qu’Ada participe intensément à la vie du voisinage, microcosme baroque et réjouissant. Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat ses insomnies à grandes gorgées de tisane tout en soupçonnant qu’on lui cache quelque chose…

La Lettre à Helga, de Bergsveinn Birgisson, 8,95 €

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible. Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur.

Mrs Hemingway // Littérature anglaise

Dans ce roman, Naomi Wood se pense sur les quatre femmes qui ont partagé la vie d’Ernest Hemingway. Hadley, Tif, Martha et Mary ont toutes passionnément aimé l’écrivain aventurier, chacune à leur manière. Naomi Wood réussit avec brio à nous faire revivre à la fois la frivolité des années folles et les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle. L’autrice donne une profondeur intime au personnage public d’Ernest Hemingway. Un beau roman !

Mrs. Hemingway, Naomi Wood, Folio, 7,90€

Ma reine // Littérature française

Un jour, Shell, 12 ans, décide de partir « faire la guerre » pour éviter que ses parents ne le placent en institut. Il quitte la station service où il a grandi, escalade la montagne voisine, et sur le plateau, se retrouve nez à nez avec Viviane. Viviane a son âge, elle est fantasque, impérieuse, imaginative. Mais surtout, avec elle il n’est pas ce garçon un peu lent, qui pense de travers et attire les moqueries. Pour elle il est prêt à tout, elle est « sa reine », sa seule amie. Un premier roman éblouissant, qui marque les esprits, où les thèmes de la différence, de l’enfance, de la liberté sont abordés avec justesse et sensibilité.

Ma reine, Jean Baptiste Andrea, Folio, 7,40€

Par le feu // Roman Ado

Ce roman raconte l’histoire d’une jeune fille à l’immense courage qui va se libérer du joug du Prophète, un homme haineux et dangereux qui dirige la secte dans laquelle elle vit. Elle se confie à son psychiatre et fait le récit de son calvaire, dans cette prison qu’est la Base, jusqu’au drame final. Un roman haletant, tout en crescendo, une lecture qui prend aux tripes et qui dénonce les ravages de l’embrigadement et de la foi aveugle. L’héroïne est magnifique dans tout son courage, sa force intérieur, et sa culpabilité aussi. Bref dans toute son humanité.

Par le feu, Will Hill, Casterman, 16,90 €

Les soeurs aux yeux bleus // Littérature française

Après la mort de sa femme, Léonard Sézeneau se retrouve seul avec ses cinq enfants. Les deux garçons partiront en pension, tandis qu’il emmènera les trois filles et Livia, leur gouvernante, dans ses pérégrinations. Fin XIXème, de Saint Petersbourg à Paris, en passant par La Bernerie en Retz, le destin de trois sœurs partagées entre leur amour pour un père possessif et leur désir de liberté. Dans une France qui se transforme, le beau portrait de femmes qui aspirent à davantage d’indépendance et de considération. Sur fond de secret de famille, une belle suite à La gouvernante suédoise, mais qui peut se lire complètement indépendamment.

Les sœurs aux yeux bleus, Marie Sizun, Arléa, 20€

Diabolo Fraise // Roman Ado

Dans ce roman, on parle règles, sexe, première fois, amour, amitié, sororité, harcèlement, grossesse non désirée… Et c’est tant mieux ! Sabrina Bensalah raconte avec un style percutant le quotidien de quatre sœurs adolescentes qui se confrontent ensemble à leur évolution. Au centre, il y a une question : qu’est ce que c’est que devenir une femme ? Angoisse, joie, bonheur, et dépression, un savant mélange qui fait de ce roman une petite perle que l’on dévore. Un roman nécessaire que nous aurions toutes aimé lire dans notre adolescence.

Diabolo Fraise, Sabrina Bensalah, Sarbacane, 16 €

Par-delà la pluie // Roman noir

Victor del Arbol passe du polar au roman noir en plongeant au plus profond de l’âme humaine et de ses tourments. Un grand roman entre le Maroc, l’Espagne et la Suède, des personnages en quête de sens, qui ont en commun des cicatrices d’enfance encore brûlantes. Des individus qui malgré la vieillesse, la maladie, la violence ou la prostitution ont la rage de vivre.

Par-delà la pluie, Victor del Arbol, Actes sud, 23 €

C’est aujourd’hui que je vous aime // BD adulte

Grand coup de cœur pour cette BD ! François Morel raconte son adolescence, son premier amour et ses maladresses, son obsession pour celle qui avait conquis son cœur et envahit toutes ses pensées. Il décrit avec beaucoup de poésie ses émotions. Une BD qui rend heureux. On savoure chaque planche de Rabaté.

C’est aujourd’hui que je vous aime, François Morel et Pascal Rabaté, Les Arènes, 18 €

Manifesto // Littérature française

Manifesto valse avec la mort. Et la mort valse avec l’art. Leonor de Recondo raconte les derniers instants de son père, s’essoufflant petit à petit après une longue maladie. Ce texte est d’une grande beauté. Il s’en dégage une tendresse émouvante, une volonté de voir la vie comme elle est, de rendre compte d’une vie, moments après moments, comme les souvenirs remontent à la surface de la mémoire. Il y a une certaine lucidité face à la vie qui s’échappe. C’est, incontestablement, un livre d’amour qu’offre à lire Leonor de Recondo, amour qui est le prolongement d’une vie.

Manifesto, Leonor de Recondo, Sabine Wespieser, 18€

Café lecture // Vendredi 15 février à 19h

Des livres, un thé bien chaud, et surtout des discussions passionnées autour de vos lectures ! Nous partirons sur les traces de l’enfance et de l’adolescence, en route vers l’âge adulte.
Rendez-vous vendredi 15 février à 19h.
Gratuit, sur réservation.

 

 

 

  • Le dernier fleuve, d’Hélène Frappat, Actes sud, 20€

À travers l’épopée de deux jeunes frères solitaires aux origines mystérieuses, enfants sauvages littéralement surgis du paysage, et dans les plis d’un puissant et fantasmatique fleuve de fin du monde, une variation intemporelle autour d’«Huckleberry Finn». Une fugue initiatique qui échappe à tous les genres qui l’irriguent : roman d’aventures, récit d’avant la nuit, fable écologique, parabole quasi-biblique, cauchemar fantastique… Un retour à l’innocence de la narration. L’enfance de l’art.

 

  • Âpre cœur, de Jenny Zhang, Editions Picquier, 22€

Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l’école et les faire grandir dans le rêve américain. C’est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l’amour immense des parents qui les protège et les étouffe. C’est ainsi qu’elles apprennent à sortir de l’enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.

 

 

  • Sans Silke, de Michel Layaz, Editions Zoe, 16€

Silke, 19 ans, se retrouve préceptrice de la petite Ludivine dans une maison de maître en pleine nature. Embrasser les arbres, apprendre à voler comme les oiseaux, dormir à la belle étoile… neuf mois durant, toutes deux vivront côte à côte dans un monde onirique, en marge des parents de Ludivine, absorbés par leur relation exclusive. On retrouve dans ce texte la fascination de Layaz pour l’enfance et sa mystérieuse innocence.

 

 

  • La vie des elfes, de Muriel Barbery, Folio, 7,90€

La vie des elfes raconte l’histoire de deux fillettes aux pouvoirs surnaturels, liées par une destinée commune. Elles ne se connaissent pas, et pourtant chacune, par des biais différents, est en contact avec le monde des elfes – monde de l’art, de l’invention, du mystère, mais aussi de l’osmose avec la nature, qui procure à la vie des hommes sa profondeur et sa beauté. Maria, la petite bourguignonne, peut parler aux arbres et aux animaux, et semble semer bonheur et prospérité sur son chemin. De son côté, Clara vit à Rome afin de développer son don pour la musique, qui lui permet de lire autant les partitions que les âmes. Mais une grave menace pèse sur l’espèce humaine. Mais que peut l’innocence de l’enfance contre l’avidité des puissants ?

 

 

  • Jeu Blanc, de Richard Wagamese, 10/18, 7,50€

Cloîtré dans un centre de désintoxication, Saul Indian Horse a décidé de raconter son histoire : son enfance au coeur du Canada, rythmée par les légendes ojibwées, la récolte du riz et la pêche ; son exil à huit ans avec sa grand-mère, suite à un hiver particulièrement dur ; son adolescence, passée dans un internat où des Blancs se sont efforcés d’effacer en lui toute trace d’indianité. C’est pourtant au coeur de cet enfer que Saul trouve son salut, grâce au hockey sur glace. Mais c’est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des années 1970, même au sein du sport national.

 

 

  • Summer, de Monica Sabolo, Le Livre de Poche, 7,40€

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer Wassner, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences. Comment vit-on avec les fantômes ?