Archives par étiquette : histoire de femmes

Café-lecture // Etre femme dans le monde // Vendredi 03 avril à 19h

 

Le Silence d’Isra, Etaf Rum, L’Observatoire, 22€
PALESTINE, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vivent son époux et sa nouvelle famille. La jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. BROOKLYN, 2008. Deya, fille d’Isra, 18 ans, est en âge d’être mariée. Ses grands-parents lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d’aller à l’université.

 

Kim Jiyoung, née en 1982, Cho Nam-joo, NIL, 18,50€
Kim Jiyoung est une femme ordinaire, elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d’une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter.

 

A mains nues, Amandine Dhée, La Contre Allée, 16€
La narratrice explore la question du désir et de l’ attachement à la lumière du parcours d’ une femme et de ses expériences sexuelles et affectives. Comment devenir et rester soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent? La narratrice revisite toute sa vie, de l’ enfance à l’ âge adulte et se projette aussi dans la vieillesse. La réflexion féministe apparaît à chacun de ces âges de la vie.

 

Tous les hommes désirent naturellement savoir, Nina Bouraoui, Le Livre de Poche, 7,40€
« J’écris les travées et les silences, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas. J’écris les chemins que l’on évite et ceux que l’on a oubliés. J’étreins les Autres, ceux dont l’histoire se propage dans la mienne, comme le courant d’eau douce qui se déverse dans la mer.  Je fais parler les fantômes pour qu’ils cessent de me hanter. J’écris parce que ma mère tenait ses livres contre sa poitrine comme s’ils avaient été des enfants. »

 

Éléni ou personne, Rhéa Galanaki, Cambourakis, 11€
Rhéa Galanaki suit la trajectoire d’Eléni Altamura-Boukouna, la première femme peintre grecque qui, au XIXe siècle, est allée étudier en Italie. La fréquentation des écoles étant alors interdite aux femmes, Eléni se grimait en homme pendant la journée, afin de pouvoir suivre les cours, dessiner des nus et obtenir un diplôme. Son déguisement l’a aussi contrainte à se créer une autre identité, sous le nom de Personne, un double auquel elle renonçait le soir, revêtant ses vêtements de femme, mais qui la hantera tout au long de son existence.

 

Platine, Régine Detambel, Babel, 6,90€
Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s’était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, «Saratoga», avec Clark Gable, puisqu’elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? En réinventant le destin de cette comédienne broyée qui fut le modèle de Marilyn Monroe, Régine Detambel grave au scalpel le flamboyant et impitoyable blason de l’oppression des femmes.