Archives par étiquette : famille

Liminal // Littérature Canadienne

Raconter pour écarter la mort… Face au corps étendu de sa mère, Jordan se raconte. Il trace dans l’air le dessin des souvenirs, entre sa mère et lui, entre elle, lui et le monde. C’est l’histoire d’un corps, des corps, qui se cherchent, se trouvent, se repoussent, s’entremêlent. Et à partir de cette expérience du corps physique, mais aussi émotionnel, il s’interroge sur l’être, le vivant, le soi, la barrière qui sépare la vie de la mort. Mais il ne faut pas se méprendre, c’est une trajectoire joyeuse, jubilatoire, que cette entrevue d’une vie passée dans le milieu artistique underground de Toronto, faite essentiellement d’amour. Un roman percutant, cru et plein d’enchantements !

Liminal, de Jordan Tannahill, La Peuplade, 21€

Objet perdu // Tout-Petit

Madame et Monsieur ne cessent de perdre des choses : le savon, le lait, le skateboard… Mais où sont donc passés tous ces objets ? Cet album tout carton sans texte repose sur l’observation et délègue la compréhension au conteur ou au petit lecteur qui regardera les images. Une joyeuse histoire d’amitié et de famille originale et pleine de surprises !
Objet Perdu, Cécile Gariépy, La Pastèque, 14 €

Au nom de l’ours // Roman Junior

Pas facile d’avoir des parents hippies. Pour Lucrèce, cela devient un calvaire le jour où elle rentre enfin au collège, après des années d’école à la maison. Mais tout pourrait bien basculer avec la construction d’un tunnel qui détruirait la montagne et l’habitat du dernier ours. Les préjugés de Lucrèce voleront en éclat et elle se découvrira peut être de nouvelles amitiés. Un roman qui fera vibrer les jeunes lecteurs avec du suspens, de l’aventure et de l’amitié ! A partir de 10 ans.
Au nom de l’ours, Catherine Dabadie, Actes sud junior, 13,80 €

Café Lecture // Vendredi 10 janvier à 19h

 

L’Italienne qui ne voulait pas fêter noël, Jérémie Lefebvre, Buchet Chastel, 16 €
Francesca a quitté Palerme pour étudier la littérature à la Sorbonne. Suite à un défi amoureux, elle relève le pari d’annoncer à sa famille qu’elle ne réveillonnera pas avec eux. Comme au début d’un film d’horreur, Francesca débarque à Palerme sans se douter un instant des catastrophes qui s’apprêtent à déferler sur elle. Sa mère, son père, son frère et sa soeur vont, tout en prétendant accepter ses choix, s’employer à la faire changer d’avis, et recourir aux moyens les plus loufoques et les moins loyaux… Cette plongée cocasse dans une famille sicilienne d’aujourd’hui ne serait-elle pas aussi une exploration de nos propres névroses, de notre rapport à la tradition, à l’appartenance – et à la gastronomie ?

 

 

Salut à toi ô mon frère, Marin Ledun, J’ai Lu, 7,60 €
La fantasque tribu Mabille-Pons : Charles, clerc de notaire pacifiste, Adélaïde, infirmière anarchiste et excentrique, et six enfants dont trois adoptés. Le quotidien comme la bourrasque d’une fantaisie bien peu militaire. Jusqu’à ce 20 mars 2017 où Gus, le petit dernier, manque à l’appel. L’incurable gentil a disparu et est accusé du braquage d’un bureau de tabac de Tournon. Branle-bas de combat ! Il faut faire grappe, fourbir les armes des faibles, défaire le racisme ordinaire de la petite ville bien mal pensante, lutter pour le droit au désordre, mobiliser pour innocenter Gus, lui ô notre frère.

 

 

Abigaël, Magda Szabó, Le Livre de poche, 8,70 €
Gina ira en pension. Son père adoré l’a décrété sans donner la moindre explication. Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une institution calviniste très stricte. Enfant gâtée, rétive aux règles, elle est vite mise en quarantaine. L’adolescente finit par confier ses malheurs à Abigaël, la statue qui se dresse au fond du jardin. Car selon l’antique tradition, Abigaël aide tous ceux qui le souhaitent.

 

 

Isidore et les autres, Camille Bordas, Inculte, 9,90 €
Difficile à onze ans de trouver sa place dans une famille de surdoués, surtout lorsqu’on se contente d’être « normal ». Entouré de cinq frères et soeurs qui dissertent à table des mérites comparés de Deleuze et Aristote, Isidore recherche d’abord l’affection de son meilleur ami, monument de douceur : son canapé. Dans sa famille, seul Isidore est capable d’exprimer des émotions, de poser les questions que les autres n’osent pas formuler. Et lorsqu’un drame survient, il est le seul capable d’écouter et réconforter son prochain.

 

 

Valentine ou la belle saison, Anne-Laure Bondoux, Pocket, 7,90 €
À 48 ans et demi, divorcée et sans autre travail que l’écriture d’un guide pour les 9/13 ans sur la sexualité, Valentine décide de s’offrir une parenthèse loin de Paris, dans la vieille demeure familiale. Là-bas, entourée de sa mère Monette et du chat Léon, elle espère faire le point sur sa vie. Mais à la faveur d’un grand ménage, elle découvre une série de photos de classe barbouillées à coups de marqueur noir. Ce mystère la fait vaciller. Et quand son frère Fred débarque, avec son vélo et ses états d’âme, Valentine ne sait vraiment plus où elle en est. Une seule chose lui semble évidente : elle est arrivée au terme de la première moitié de sa vie. Il ne lui reste plus qu’à inventer – autrement et joyeusement – la seconde.

 

 

Les Jours de silence, Phillip Lewis, 10/18, 8,80 €
Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire le roman de sa vie. Le décès de sa mère l’anéantit. Son fils tentera de lui redonner goût à la vie mais il disparaît avec son manuscrit. Bouleversé par le départ de son père, Henry Jr s’enfuit à son tour à la recherche de celui-ci…

Les Furtifs // Science-fiction française

Lorca et Sahar, deux rebelles qui luttent contre une société hypercapitalisée, voient leur couple imploser suite à la disparition de leur fille. Lorca est persuadé que celle-ci est partie avec les furtifs, des êtres quasi-mythologiques. Il devra faire face à ses limites, pour appréhender la puissance de vie de ces êtres insaisissables et ainsi tenter de renouer avec sa fille. Ce livre invente un présent en même temps qu’un futur, met de la force au cœur pour changer la trajectoire du monde, pour que demain demeure. Un livre iridescent profondément merveilleux et plein d’une joyeuse révolte.
Les Furtifs, Alain Damasio, La Volte, 25 €

La Mer à l’envers // littérature française

Rose, en croisière avec ses enfants sur la Méditerranée, rencontre un jeune migrant Younès, à qui elle va confier le téléphone portable de son fils. Elle tracera ainsi la trajectoire européenne de cet adolescent, jusqu’à son appel à l’aide. « La Mer à l’envers »  ce n’est pas qu’une histoire de migration. C’est aussi l’histoire d’une rencontre et du bouleversement intérieur que cette rencontre provoque. Rose, le personnage principal, n’est pas une héroïne. C’est une femme qui doute et qui désire, qui tente d’allier sa vie personnelle à son besoin de guérir et d’accueillir. Elle est vivante et magnifique dans sa banalité. Avec toute la douceur de son style, Marie Darrieussecq enrobe ses personnages d’une douceur intime et d’une bienveillance étonnante. Bouleversant !

La Mer à l’envers, de Marie Darrieussecq, P.O.L, 18,50€

A crier dans les ruines // Littérature française

Enfants, Léna et Ivan étaient inséparables. Jusqu’à « l’accident » de la centrale nucléaire. Léna part, Ivan reste. Et il reste une vie à écrire malgré  le deuil d’un chez soi, d’un amour, d’une langue. Pour ce premier roman, Alexandra Koszelyk arpente les chemins de la construction de soi malgré l’exil, avec beaucoup de sensibilité. Elle nous livre un merveilleux roman d’amour et de perte. Une nouvelle voix à découvrir absolument !

A crier dans les ruines, d’Alexandra Koszelyk, Aux Forges de Vulcain, 19€

Salut à toi ô mon frère // polar français

Les Mabille-Pons, c’est une famille nombreuse, six enfants dont trois adoptés, une famille un peu délurée, mais surtout une famille soudée. Alors quand le petit dernier disparaît, et que la police débarque pour l’accuser d’avoir commis un braquage, toute la famille monte au créneau pour le retrouver et l’innocenter. Entre roman policier et roman social, dévorez les aventures de cette famille aussi attachante qu’anticonformiste qui lutte contre les préjugés, et qui vous fera beaucoup rire.
Salut à toi ô mon frère, Marin Ledun, J’ai Lu, 7,60€

Petites histoires pour futurs et ex-divorcés // Littérature suédoise

Tantôt cyniques, tantôts touchantes, tantôt joyeuses, tantôt grinçantes, les Histoires pour futurs et ex-divorcés de Katarina Mazetti sont toujours drôles. Avec un humour certain et typiquement nordique, elle dépeint les relations familiales et amoureuses. Pris comme sur le fait, ces instantanés sont autant de moment de vie. Alors futur ou ex-divorcé ? Choisissez votre camp !
Petites histoires pour futurs et ex-divorcés, Katarina Mazetti, Gaïa, Kayak, 10€

Café Lecture // Vendredi 6 septembre à 19h

Pour notre café-lecture de septembre, nous vous emmenons à la découverte de la maison d’édition Zulma. Avec des publications tournées vers l’ailleurs, elle nous ouvre la porte sur le monde.

 

Rendez-vous vendredi 6 septembre à 19h.

Gratuit sur réservation.

 

 

La Somme de nos folies, de Shih-Li Kow, 21,50 €

Beevi, vieille dame fantasque, hérite d’une grande demeure et adopte Mary Anne, débarquée de son orphelinat. Aidée de Mary Anne et de l’extravagante Miss Boonsidik, Beevi reconvertit la bâtisse en bed & breakfast pour touristes égarés… Le tout livré avec force commentaires par Auyong, l’ami fidèle, qui coulerait des jours paisibles s’il ne devenait l’instigateur héroïque d’une gay pride locale. La Somme de nos folies est la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, incisive, d’un petit monde presque sans histoire quelque part en Malaisie, aujourd’hui.

La Maîtresse de Carlos Gardel, de Mayra Santos-Febres, 22,50 €

[Porto Rico, années trente] La célèbre guérisseuse Mano Santa est appelée au chevet de Carlos Gardel, l’icône du tango, à la veille de sa grande tournée dans les Caraïbes… Elle emmène avec elle sa petite-fille Micaela à qui elle confie Gardel. Micaela revient sur ces quelques jours qui ont déterminé son existence : Gardel restera l’amant de sa vie. Cristallisée par le coeur de vent, remède secret et puissant, la passion de Micaela pour la médecine et la botanique se déploie, entre rigueur scientifique et pratiques ancestrales. Sous l’emprise du coeur de vent, Gardel raconte : son enfance à Toulouse, ses débuts de mauvais garçon, le tango, une carrière de chanteur adulé, de Buenos Aires à Paris.

By the rivers of Babylon, de Kei Miller, 9,95 €

Augustown, quartier pauvre de Kingston. Kaia rentre de l’école. Ma Taffy, la grand- mère n’y voit plus mais elle reconnaît entre toutes l’odeur envahissante de la calamité qui se prépare. Car aujourd’hui, M. Saint-Josephs a commis l’irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia – sacrilège absolu chez les rastafari. Et voilà Ma Taffy qui tremble, elle que pourtant rien n’ébranle. Alors, pour gagner du temps sur la menace qui gronde, Ma Taffy raconte à Kaia comment elle a assisté, petite fille au milieu d’une foule immense, à la véritable ascension d’Alexander Bedward, le Prêcheur volant…

Le Rouge vif de la rhubarbe, d’Audur Ava Olafsdottir, 8,95 €

Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

Les Nuits de la Laitue, de Vanessa Barbara, 8,95 €

Otto et Ada partagent depuis 50 ans une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Sans compter qu’Ada participe intensément à la vie du voisinage, microcosme baroque et réjouissant. Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat ses insomnies à grandes gorgées de tisane tout en soupçonnant qu’on lui cache quelque chose…

La Lettre à Helga, de Bergsveinn Birgisson, 8,95 €

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible. Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur.