Archives par étiquette : enfance

là où chantent les écrevisses // Littérature américaine

Abandonnée par sa famille, Kya vit seule depuis ses 10 ans dans une maison délabrée au cœur des marais. Elle apprendra à apprivoiser ce climat inhospitalier de Caroline du Nord, et même à l’aimer. Le marais devient son territoire, mais l’exclut du reste du village. Une héroïne attachante et courageuse, un roman réjouissant qui mêle les thèmes de nature, d’exclusion, de solitude, rehaussé d’une intrigue qui tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, Seuil, 21.50€

Django main de feu // BD adulte

Voici la jeunesse de Django Reinhardt et ses deux naissances. Comment sa passion pour la musique a fait de lui un aussi grand musicien. De ses premiers accords au banjo au plus grandes salles parisiennes, l’enfance de Reinhardt a été à la fois dure et exceptionnelle. Son talent et son caractère le mènera toujours plus loin. A découvrir par tous les amateurs de musique, à lire avec en fond sonore Reinhardt et Grappelli pour une immersion totale dans la naissance du jazz manouche.

 

Django main de feu, Rubio Salva et Efa, Dupuis, Aire Libre, 17.50€

Les toits du paradis // Littérature indienne

Le Paradis, c’est de la tôle et de la toile, un amas de matériaux qui forment des cabanes bringuebalantes. Un bidonville. Mais c’est avant tout un quartier dont les habitants, principalement des femmes et des enfants, sont prêtes à tout pour le défendre contre les bulldozers qui veulent détruire leur vie, leurs souvenirs et leurs espoirs. Et parmi ces femmes, cinq jeunes filles, aux caractères plus forts que le quotidien, venus de tous les horizons, mais que l’amitié et la solidarité ont soudé à jamais. Sous « Les toits du paradis » se cache une humanité que si bat et espère, qui vit malgré la misère, joyeusement. Et l’enfance y court avec son optimisme et sa force de vie. Un régal !

Les toits du paradis, de Mathangi Subramanian, editions De L’Aube, trad. Benoîte Dauvergne, 23€

Cent millions d’années et un jour // Littérature française

Stan est depuis toujours passionné de dinosaures. Il est donc devenu paléontologue. Il arrive en fin de carrière et n’a toujours pas réalisé son rêve : retrouver un squelette. Alors quand il entend parler d’une découverte possiblement exceptionnelle, il se lance corps et âme dans cette aventure, emportant avec lui ses amis. Ce livre nous parle de ces rêves d’enfant qui sont les remparts à la dépression, la tristesse et la solitude, qu’on ne lâcherait pour rien au monde et qui, pour ceux qui n’ont rien à perdre, deviennent l’objectif ultime, quitte à se diriger dangereusement vers la mort. Jean Baptiste Andrea nous parle de drame intime et de la place de l’homme dans le monde. Un roman fort et beau !

Cent millions d’années et un jour, de Jean Baptiste Andrea, Éditions de L’Iconoclaste, 18€

Café Lecture // Vendredi 10 janvier à 19h

 

L’Italienne qui ne voulait pas fêter noël, Jérémie Lefebvre, Buchet Chastel, 16 €
Francesca a quitté Palerme pour étudier la littérature à la Sorbonne. Suite à un défi amoureux, elle relève le pari d’annoncer à sa famille qu’elle ne réveillonnera pas avec eux. Comme au début d’un film d’horreur, Francesca débarque à Palerme sans se douter un instant des catastrophes qui s’apprêtent à déferler sur elle. Sa mère, son père, son frère et sa soeur vont, tout en prétendant accepter ses choix, s’employer à la faire changer d’avis, et recourir aux moyens les plus loufoques et les moins loyaux… Cette plongée cocasse dans une famille sicilienne d’aujourd’hui ne serait-elle pas aussi une exploration de nos propres névroses, de notre rapport à la tradition, à l’appartenance – et à la gastronomie ?

 

 

Salut à toi ô mon frère, Marin Ledun, J’ai Lu, 7,60 €
La fantasque tribu Mabille-Pons : Charles, clerc de notaire pacifiste, Adélaïde, infirmière anarchiste et excentrique, et six enfants dont trois adoptés. Le quotidien comme la bourrasque d’une fantaisie bien peu militaire. Jusqu’à ce 20 mars 2017 où Gus, le petit dernier, manque à l’appel. L’incurable gentil a disparu et est accusé du braquage d’un bureau de tabac de Tournon. Branle-bas de combat ! Il faut faire grappe, fourbir les armes des faibles, défaire le racisme ordinaire de la petite ville bien mal pensante, lutter pour le droit au désordre, mobiliser pour innocenter Gus, lui ô notre frère.

 

 

Abigaël, Magda Szabó, Le Livre de poche, 8,70 €
Gina ira en pension. Son père adoré l’a décrété sans donner la moindre explication. Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une institution calviniste très stricte. Enfant gâtée, rétive aux règles, elle est vite mise en quarantaine. L’adolescente finit par confier ses malheurs à Abigaël, la statue qui se dresse au fond du jardin. Car selon l’antique tradition, Abigaël aide tous ceux qui le souhaitent.

 

 

Isidore et les autres, Camille Bordas, Inculte, 9,90 €
Difficile à onze ans de trouver sa place dans une famille de surdoués, surtout lorsqu’on se contente d’être « normal ». Entouré de cinq frères et soeurs qui dissertent à table des mérites comparés de Deleuze et Aristote, Isidore recherche d’abord l’affection de son meilleur ami, monument de douceur : son canapé. Dans sa famille, seul Isidore est capable d’exprimer des émotions, de poser les questions que les autres n’osent pas formuler. Et lorsqu’un drame survient, il est le seul capable d’écouter et réconforter son prochain.

 

 

Valentine ou la belle saison, Anne-Laure Bondoux, Pocket, 7,90 €
À 48 ans et demi, divorcée et sans autre travail que l’écriture d’un guide pour les 9/13 ans sur la sexualité, Valentine décide de s’offrir une parenthèse loin de Paris, dans la vieille demeure familiale. Là-bas, entourée de sa mère Monette et du chat Léon, elle espère faire le point sur sa vie. Mais à la faveur d’un grand ménage, elle découvre une série de photos de classe barbouillées à coups de marqueur noir. Ce mystère la fait vaciller. Et quand son frère Fred débarque, avec son vélo et ses états d’âme, Valentine ne sait vraiment plus où elle en est. Une seule chose lui semble évidente : elle est arrivée au terme de la première moitié de sa vie. Il ne lui reste plus qu’à inventer – autrement et joyeusement – la seconde.

 

 

Les Jours de silence, Phillip Lewis, 10/18, 8,80 €
Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire le roman de sa vie. Le décès de sa mère l’anéantit. Son fils tentera de lui redonner goût à la vie mais il disparaît avec son manuscrit. Bouleversé par le départ de son père, Henry Jr s’enfuit à son tour à la recherche de celui-ci…

Liminal // Littérature Canadienne

Raconter pour écarter la mort… Face au corps étendu de sa mère, Jordan se raconte. Il trace dans l’air le dessin des souvenirs, entre sa mère et lui, entre elle, lui et le monde. C’est l’histoire d’un corps, des corps, qui se cherchent, se trouvent, se repoussent, s’entremêlent. Et à partir de cette expérience du corps physique, mais aussi émotionnel, il s’interroge sur l’être, le vivant, le soi, la barrière qui sépare la vie de la mort. Mais il ne faut pas se méprendre, c’est une trajectoire joyeuse, jubilatoire, que cette entrevue d’une vie passée dans le milieu artistique underground de Toronto, faite essentiellement d’amour. Un roman percutant, cru et plein d’enchantements !

Liminal, de Jordan Tannahill, La Peuplade, 21€

Le Garçon du phare // Album

Timothée s’ennuie. Il aimerait jouer que sa sœur. Mais rien à faire, c’est une adolescente, trop préoccupée par son téléphone. De rage, il déchire son papier peint et découvre un passage secret vers une falaise au bout de laquelle se trouve un phare. Un endroit parfait pour s’amuser ! Il y rencontre un garçon solitaire. Celui-ci lui raconte son histoire : il doit de sauver son peuple en traversant la mer, gardée par un monstre. Timothée fera preuve de beaucoup d’ingéniosité et de courage pour aider son nouvel ami. Un magnifique album, un hymne à l’imagination et au courage, une histoire de pirates et de légendes qui emportera les jeunes lecteurs ! A partir de 7 ans.

Le Garçon du Phare, Max Ducos, Sarbacane, 16,90 €

Minuit, le chat du bois perdu // Album

Allons à la découverte du monde avec Noël, l’enfant et Minuit, le chat. Minuit enseigne une chose essentielle à Noël : pour connaître le monde, il faut le nommer. Ainsi, nous n’avons plus peur de l’inconnu et nous avons la joie de découvrir les merveilles qui nous entoure. Hélène Gaudy emporte petits et grands sur le chemin de l’émerveillement, vers une manière d’être au monde et d’en faire partie. Coup de cœur et de douceur ! A partir de 4 ans.
Minuit, le chat du bois perdu, Hélène Gaudy et Elenia Beretta, Cambourakis , 14 €

Au nom de l’ours // Roman Junior

Pas facile d’avoir des parents hippies. Pour Lucrèce, cela devient un calvaire le jour où elle rentre enfin au collège, après des années d’école à la maison. Mais tout pourrait bien basculer avec la construction d’un tunnel qui détruirait la montagne et l’habitat du dernier ours. Les préjugés de Lucrèce voleront en éclat et elle se découvrira peut être de nouvelles amitiés. Un roman qui fera vibrer les jeunes lecteurs avec du suspens, de l’aventure et de l’amitié ! A partir de 10 ans.
Au nom de l’ours, Catherine Dabadie, Actes sud junior, 13,80 €

A crier dans les ruines // Littérature française

Enfants, Léna et Ivan étaient inséparables. Jusqu’à « l’accident » de la centrale nucléaire. Léna part, Ivan reste. Et il reste une vie à écrire malgré  le deuil d’un chez soi, d’un amour, d’une langue. Pour ce premier roman, Alexandra Koszelyk arpente les chemins de la construction de soi malgré l’exil, avec beaucoup de sensibilité. Elle nous livre un merveilleux roman d’amour et de perte. Une nouvelle voix à découvrir absolument !

A crier dans les ruines, d’Alexandra Koszelyk, Aux Forges de Vulcain, 19€