Café lecture // Vendredi 10 mai à 19h

 

 

Pour notre prochain café lecture nous nous retrouverons autour des romans de la fuite. Fuite vers l’avant ou retour en arrière, une courses pour mieux se retrouver.

 

Rendez-vous Vendredi 10 mai à 19h

Gratuit, sur réservation. 

 

Ma Reine, Jean-Baptiste Andrea, Folio, 7,40 €
Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il ne va plus à l’école et vit seul avec ses parents dans leur station-service. Ses parents envisagent de le placer dans un institut spécialisé. Il décide alors de partir à la guerre pour devenir un homme. Mais lorsqu’il arrive sur le plateau, seuls se déploient les odeurs de maquis et un profond silence. Une silhouette, comme un souffle, surgit devant lui. Cette fille du vent, qui lui demande de l’appeler « ma reine », c’est Viviane. Avec elle, tout s’invente. Il décide d’obéir à sa reine comme on se jette du haut d’une falaise. Par amour. Par jeu. Et insouciance.

 

 

Underground railroad, Colson Whitehead, Le Livre de poche, 8,20 €
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Lorsque Caesar lui propose de s’enfuir pour gagner avec lui les États libres du Nord, elle accepte. De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

 

Personne ne disparaît, Catherine Lacey, Babel, 8,50 €
Du jour au lendemain, Elyria quitte tout. Direction la Nouvelle-Zélande, et la chambre d’amis vaguement offerte par un vieux poète reclus, rencontré lors d’une soirée littéraire à New York. Course poursuite intime sur fond de bout du monde, le récit de cette fugue mal barrée est celui de la douloureuse déception d’être soi et d’une tentative méfiante de renouer avec la vie, le monde, les autres.

 

Les sœurs aux yeux bleus, Marie Sizun, Arlea, 20 €
Après la mort de sa femme, Léonard Sézeneau se retrouve seul avec ses cinq enfants. Les deux garçons partiront en pension, tandis qu’il emmènera ses trois filles et Livia, leur gouvernante, dans ses pérégrinations. De Saint-Pétersbourg à Paris, en passant par La Bernerie en Retz, les trois sœurs seront sans cesse partagées entre leur amour pour ce père possessif et leur désir de liberté. Dans une France qui se transforme entre le XIXème et le XXème siècle, elles aspirent à davantage d’indépendance et de considération.

 

Personne n’a peur des gens qui sourient, Véronique Ovaldé, Flammarion, 19 €
Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine? Quelle menace fuit-elle? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé. Jusqu’où peut-on protéger ses enfants?

 

Nomadland, Jessica Bruder, Globe, 22 €
Les mensonges et la folle cupidité des banquiers (autrement nommée « crise des subprimes ») les ont jetés à la rue. En 2008, ils ont perdu leur travail, leur maison, tout l’argent patiemment mis de côté pour leur retraite. Ils auraient pu rester sur place, à tourner en rond, en attendant des jours meilleurs. Ils ont préféré investir leurs derniers dollars et toute leur énergie dans l’aménagement d’un van, et les voilà partis. Ils sont devenus des migrants en étrange pays, dans leur pays lui-même, l’Amérique dont le rêve a tourné au cauchemar. .