Archives de l’auteur : Eloïse Boutin

Conformément aux directives de l’Etat, la librairie est fermée, pour le moment jusqu’au 15 avril. Mais nous considérons que les livres sont nécessaires en ces temps de crise pour s’évader, pour que les enfants continuent de rêver, pour apprendre. Mais Amazon ne doit pas être la seule solution à cette nécessité de lecture.

Alors on s’organise, mais chaque jour de nouvelles informations nous forcent à revoir notre fonctionnement. Au jour d’aujourd’hui, il ne nous est plus possible de passer et recevoir des commandes, les commandes passées la semaine dernière ne seront pas toutes traitées par les fournisseurs. Nous limitons également les contacts directs entre personnes, au moins pendant le temps du confinement.

Nous vous proposons la livraison à domicile en boîtes aux lettres gratuite sur tout le Pays de Retz, ainsi que l’expédition avec frais de port partagés (tant que les services postaux fonctionnent).

Nous vous tiendrons au courant des évolutions, et nous avons hâte de vous retrouver dès la réouverture ! Prenez soin de vous.

Eloïse, Simon, Julie

 

Concrètement, on fait comment ?

Nous vous recommandons principalement le site de réservation de l’Alip* :

https://resa.librairies-alip.fr/

Vous pourrez voir si nous avons en stock le livre que vous cherchez, et nous le réserver (soit en créant un compte, soit en nous envoyant un mail directement).

Nous vous livrons en boîte aux lettres, ou nous vous l’expédions par la Poste. Précisez votre choix en commentaire de la commande. La facture sera avec le livre, vous pourrez nous envoyer un chèque ou faire un virement.

*si vous utilisez déjà Place des Libraires, vous pouvez continuer, les identifiants et la base de donnée sont les mêmes.

là où chantent les écrevisses // Littérature américaine

Abandonnée par sa famille, Kya vit seule depuis ses 10 ans dans une maison délabrée au cœur des marais. Elle apprendra à apprivoiser ce climat inhospitalier de Caroline du Nord, et même à l’aimer. Le marais devient son territoire, mais l’exclut du reste du village. Une héroïne attachante et courageuse, un roman réjouissant qui mêle les thèmes de nature, d’exclusion, de solitude, rehaussé d’une intrigue qui tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Là où chantent les écrevisses, Delia Owens, Seuil, 21.50€

Django main de feu // BD adulte

Voici la jeunesse de Django Reinhardt et ses deux naissances. Comment sa passion pour la musique a fait de lui un aussi grand musicien. De ses premiers accords au banjo au plus grandes salles parisiennes, l’enfance de Reinhardt a été à la fois dure et exceptionnelle. Son talent et son caractère le mènera toujours plus loin. A découvrir par tous les amateurs de musique, à lire avec en fond sonore Reinhardt et Grappelli pour une immersion totale dans la naissance du jazz manouche.

 

Django main de feu, Rubio Salva et Efa, Dupuis, Aire Libre, 17.50€

Homo sapienne // littérature groenlandaise

Cinq personnages à l’aube d’un basculement identitaire, d’une acceptation de soi parfois douloureuse mais toujours salutaire. Niviaq Kornelissen fait partie de cette génération d’autrices qui oeuvrent au renouveau littéraire, avec un roman polyphonique et polymorphe. Elle nous invite à entrer dans la vie d’une jeunesse qui se cherche, aux carrefours des langues, des cultures et des genres. Un roman qui ne manquera pas de vous étonner et de vous émouvoir.

Homo sapienne, Niviaq Korneliussen, 10/18, 7.10€

Café-lecture // Etre femme dans le monde // Vendredi 03 avril à 19h

 

Le Silence d’Isra, Etaf Rum, L’Observatoire, 22€
PALESTINE, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vivent son époux et sa nouvelle famille. La jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. BROOKLYN, 2008. Deya, fille d’Isra, 18 ans, est en âge d’être mariée. Ses grands-parents lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d’aller à l’université.

 

Kim Jiyoung, née en 1982, Cho Nam-joo, NIL, 18,50€
Kim Jiyoung est une femme ordinaire, elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d’une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter.

 

A mains nues, Amandine Dhée, La Contre Allée, 16€
La narratrice explore la question du désir et de l’ attachement à la lumière du parcours d’ une femme et de ses expériences sexuelles et affectives. Comment devenir et rester soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent? La narratrice revisite toute sa vie, de l’ enfance à l’ âge adulte et se projette aussi dans la vieillesse. La réflexion féministe apparaît à chacun de ces âges de la vie.

 

Tous les hommes désirent naturellement savoir, Nina Bouraoui, Le Livre de Poche, 7,40€
« J’écris les travées et les silences, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas. J’écris les chemins que l’on évite et ceux que l’on a oubliés. J’étreins les Autres, ceux dont l’histoire se propage dans la mienne, comme le courant d’eau douce qui se déverse dans la mer.  Je fais parler les fantômes pour qu’ils cessent de me hanter. J’écris parce que ma mère tenait ses livres contre sa poitrine comme s’ils avaient été des enfants. »

 

Éléni ou personne, Rhéa Galanaki, Cambourakis, 11€
Rhéa Galanaki suit la trajectoire d’Eléni Altamura-Boukouna, la première femme peintre grecque qui, au XIXe siècle, est allée étudier en Italie. La fréquentation des écoles étant alors interdite aux femmes, Eléni se grimait en homme pendant la journée, afin de pouvoir suivre les cours, dessiner des nus et obtenir un diplôme. Son déguisement l’a aussi contrainte à se créer une autre identité, sous le nom de Personne, un double auquel elle renonçait le soir, revêtant ses vêtements de femme, mais qui la hantera tout au long de son existence.

 

Platine, Régine Detambel, Babel, 6,90€
Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s’était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, «Saratoga», avec Clark Gable, puisqu’elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? En réinventant le destin de cette comédienne broyée qui fut le modèle de Marilyn Monroe, Régine Detambel grave au scalpel le flamboyant et impitoyable blason de l’oppression des femmes.

Une photo de vacances // Roman junior

Partir en vacances avec une sœur adolescente et un bébé ? L’horreur ! Et puis Eugénie se sent un peu abandonnée entre ses deux frangines qui réclament toute l’attention. Mais peut-être qu’Eugénie aussi grandit et change. Une belle histoire de famille et de vacances avec des baignades, des balades en vélo, des fêtes de village… Et peut être le premier amoureux ? A partir de 9 ans.

Une photo de vacances, Jo Witek, Actes sud junior, 14€

Crazy Brave // Littérature amérindienne

Joy a subi le sort de beaucoup de jeunes amérindiennes. Coupée de ses racines dès le plus jeune âge, ballotée par des parents en mal de repères, violemment bercée dans les vapeurs d’alcool, elle se construit sur les ruines d’un monde qui fait partie d’elle, de sa chair comme de son esprit. Le roman de vie d’une femme au courage exceptionnel qui irradie une énergie folle, une volonté de vivre qu’elle partage grâce à l’écriture. Elle nous saisie devant tant de force intérieure.Un splendide témoignage !

Crazy Brave, Joy Harjo, Globe, trad. Nelcya Delanoë et Joëlle Rostkowski, 19€

Café-Lecture // Lectures givrées // Vendredi 28 février à 19h

Rendez-vous vendredi 28 février à 19h pour des lectures qui piquent de froid ! 

 

 

Neiges intérieures, Anne-Sophie Subilia, ZOE, 16 €
Artémis. Seize mètres d’aluminium, douze tonnes, taillé pour les mers de glace. Pendant quarante jours, quatre architectes paysagistes embarquent sur ce voilier pour étudier le territoire du cercle polaire. En plein coeur d’une nature vertigineuse, mais soumis à un confinement qui ressemble à un huis-clos, ils vont être confrontés aux contraintes impitoyables tant du groupe qu’ils forment avec le capitaine du voilier et son adjoint que de ce désert glacé dont la nature est aussi toxique qu’ensorcelante.

 

Décimés, Elsa Godet, Éditions du Mont-Blanc, 16 €
Pour trouver enfin le repos, Alexia Leroy met le cap sur Chamonix. Elle pose ses bagages dans une auberge où se sont également donnés rendez-vous un groupe de randonneurs. Eux ne sont pas là pour admirer les montagnes, mais pour les braver. Accompagnés de Ludovic, guide local, ils partent à l’assaut des sommets et des glaciers, tandis qu’Alexia observe leur curieux manège. Mais elle se retrouvera au cœur de leurs aventures. Une crevasse qui engloutit une cordée, des cristaux qui disparaissent d’une paroi, il n’en faudra pas plus pour attiser la curiosité de la jeune femme.

 

La Fille sans peau, Mads Peder Nordbo, Actes sud, 22,80 €
Nuuk, Groenland, 2014. Une découverte sensationnelle fait frémir la petite communauté : le corps d’un viking est extrait de la glace, en parfait état de conservation. Mais le lendemain, le cadavre a disparu et on retrouve l’agent de police qui montait la garde nu et éviscéré comme un poisson. Le journaliste Matthew Cage et la chasseuse de phoques Tupaarnaq vont s’associer pour tenter de faire la lumière sur ce dont personne n’a envie de parler. Et à Nuuk, les secrets les plus tordus sont les mieux préservés, comme figés dans la glace par un pergélisol impitoyable

 

Le Berger de l’Avent, Gunnar Gunnarsson, Zulma, 6,95 €
Comme chaque année depuis vingt-sept ans, Benedikt part avec ses deux fidèles compagnons (son chien et son bélier), pour ramener les moutons égarés avant que l’hiver ne s’abatte pour de bon sur les terres d’Islande. Ils cheminent sur des chemins de montagne, dans ce royaume de neige où la terre et le ciel se confondent, avec pour seuls guides quelques rochers et le ciel étoilé. Mais cette année, le blizzard furieux les prend en embuscade, lui qui vous aveugle, vous lacère et vous coupe le souffle. Mais leur seul objectif : ramener les brebis égarées.

 

Plein Hiver, Hélène Gaudy, Babel, 7,80 €
La rumeur a très vite parcouru les rues de Lisbon, petite ville des États-Unis : David Horn est revenu. Tout le monde observe le jeune homme disparu quatre ans auparavant, les uns curieux, les autres perplexes, quelques-uns effrayés. Dans les brumes du grand Nord, dont l’humidité ouatée semble propre à étouffer les passions, Hélène Gaudy observe les frémissements et les sursauts d’adolescents prisonniers de vies qu’ils rêvent de changer. Rendez-vous le 05 février pour rencontrer Hélène Gaudy, autour de son roman Un Monde sans rivage qui rentre également dans notre thématique.
Les Fiancés de l’hiver, Christelle Dabos, Pôle Fiction, 8,65 €
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

Payer la Terre, Joe Sacco, Futuropolis, 26 €
En 2015, Joe Sacco s’est rendu par deux fois dans les territoires du Nord-Ouest du Canada, au-dessous de l’Arctique. Il est allé à la rencontre des Denes, un peuple autochtone. L’auteur nous raconte l’histoire de ce peuple, ses traditions, restées intactes pour certaines, les premières rencontres avec les Anglais. Pendant longtemps, les peuples indigènes du Grand Nord, vivant sur des terres non propices à la colonisation agricole, restèrent livrés à eux-mêmes, jusqu’à ce que la découverte de pétrole et d’or incite le gouvernement à officialiser son autorité sur eux, comme sur leurs terres. A cette période, les autorités s’appropriaient les territoires, non plus par les massacres, mais cliniquement, méthodiquement, et de façon administrative – grâce à des traités. En lisant ceux-ci, on n’échappe pas à l’impression que les « Indiens » ont donné la terre où ils vivaient en échange de la promesse d’une annuité de quelques dollars, de quelques outils et de médailles pour ceux qui se disaient leurs chefs. Aujourd’hui, la fracturation hydraulique ajoute la pollution à la spoliation initiale.

Les toits du paradis // Littérature indienne

Le Paradis, c’est de la tôle et de la toile, un amas de matériaux qui forment des cabanes bringuebalantes. Un bidonville. Mais c’est avant tout un quartier dont les habitants, principalement des femmes et des enfants, sont prêtes à tout pour le défendre contre les bulldozers qui veulent détruire leur vie, leurs souvenirs et leurs espoirs. Et parmi ces femmes, cinq jeunes filles, aux caractères plus forts que le quotidien, venus de tous les horizons, mais que l’amitié et la solidarité ont soudé à jamais. Sous « Les toits du paradis » se cache une humanité que si bat et espère, qui vit malgré la misère, joyeusement. Et l’enfance y court avec son optimisme et sa force de vie. Un régal !

Les toits du paradis, de Mathangi Subramanian, editions De L’Aube, trad. Benoîte Dauvergne, 23€

Quand la nuit arrive à tâtons // Album

Gaspard a peur de la nuit, du noir, des monstres qui se cachent dans l’obscurité. Mais si la nuit n’était pas sombre ? Et si la nuit recelait autant de couleurs que le jour ? Des illustrations dynamiques et chatoyantes pour éclairer la peur de la nuit ! Une petite merveille !

Quand la nuit arrive à tâtons, Elizabeth Coudol et Mariona Cabassa, L’Elan vert, 13.50€