Archives de l’auteur : Eloïse Boutin

Atelier d’écriture du Vendredi 23 Juin

Animé par Damien Saurel.
Faites travailler votre imagination en jouant avec les mots et produisez vos propres textes liés aux exercices proposés.
10€ la séance.
Une consommation offerte.
Rendez-vous le 23 juin à 18h30.

Merci de vous inscrire, le nombre de place est limité.

Café-Lecture Vendredi 16 juin 2017 – Sur une île…

Un livre, une boisson chaude, et de la convivialité ! Chaque mois, choisissez un livre (ou plusieurs) à lire dans une sélection thématique que je vous proposerai, et venez partager vos impressions. Un bon moment d’échange et de découverte.

Cette fois-ci, direction les îles !

Rendez-vous le Vendredi 16 juin , à 19h. N’oubliez pas de vous inscrire.

 

La Librairie de l’île, Gabrielle Zevin, Pocket, 6,95 €
A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot : « Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte. » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur. Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

 

L’Embellie, Adur Ava Olafsdóttir, Zulma, 9,95 €
En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu’à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes. Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle.

 

L’île du Serment, Peter May, Babel noir, 9,80 €
Kirsty Cowell a-t-elle poignardé son mari à mort, cette nuit tourmentée sur l’île d’Entrée, à l’extrême est du Canada ? Tous le croient, tout l’accable et pourtant Sime Mackenzie, l’enquêteur chargé de l’interroger, ne peut se résoudre à l’accuser. Serait-il aux prises avec une femme manipulatrice ? À moins que les rêves étranges dans lesquels surgit son aïeul, émigré des Hébrides en terre de Québec au XIXe siècle, ne recèlent une part du mystère.

 

Le Salut viendra de la mer, Christos Ikonomou, Quidam éditeur, 20 €
Un groupe d’habitants d’Athènes et d’autres villes de Grèce ont fui l’enfer urbain qu’impose la crise économique pour fonder, sur une île de l’Égée, une société plus humaine et plus heureuse. Un nouveau monde. Mais leur refuge est un piège et le rêve vire au cauchemar. Face à des îliens inhospitaliers, corrompus et violents, les nouveaux arrivants se retrouvent avec ce qu’ils croyaient laisser derrière eux : les forces maléfiques du pouvoir et de l’argent, et la méfiance et la haine de l’autochtone pour l’immigré. Le salut viendra de la mer est un récit apocalyptique au souffle visionnaire qui brasse puissamment passé, présent et avenir.

 

Le Vertige des falaises, Gilles Paris, Plon, 16,90 €
Sur une île sauvage et désertée, Marnie, adolescente effrontée et fragile, vit au-dessus des falaises au cœur d’une imposante maison de verre et d’acier avec sa mère Rose et sa grand-mère Olivia, qui règne sur la famille et sur l’île tout entière. Des plaines aux herbes hautes, des sentiers au bord de mer, la nature se révèle aussi cruelle que les mystères trop longtemps ensevelis. Et si une seule personne détenait tous les secrets de cette famille et s’en libérait enfin ? Gilles Paris signe ici un émouvant roman choral qui se lit comme un thriller et se dévore comme une grande saga romanesque.

 

Le Goût du vent sur les lèvres, Cédric Morgan, Les Escales, 18,90 €
Louane vit à Belle-Ile-en-Mer chez Marlène, sa mère adoptive. Surdouée, mais réfractaire au système scolaire, elle s’apprête à passer le bac en candidate libre à douze ans. Toujours par monts et par vaux sur les sentiers côtiers, elle communie avec le vent, le soleil, les tempêtes. Née sous X, elle porte en elle une absence : l’identité de sa vraie mère. Dans la chambre d’hôte que tient Marlène débarque un jour un homme d’une cinquantaine d’années, Guillaume, dont le comportement intrigue Louane. Le visiteur arpente toujours les mêmes lieux de l’île, pose des questions étranges, dit remonter les traces d’un jeune garçon, « colon » de l’ancien bagne d’enfants. De même, au passé de Belle-Ile s’entremêlent ses légendes ; aux souvenirs, nos lectures et nos rêves.

Atelier d’écriture du Vendredi 19 Mai

Animé par Damien Saurel.
Faites travailler votre imagination en jouant avec les mots et produisez vos propres textes liés aux exercices proposés.
10€ la séance.
Une consommation offerte.
Rendez-vous le 19 Mai à 18h30.

Merci de vous inscrire, le nombre de place est limité.

 

Café-lecture du Vendredi 05 Mai 2017

Un livre, une boisson chaude, et de la convivialité ! Chaque mois, choisissez un livre (ou plusieurs) à lire dans une sélection thématique que je vous proposerai, et venez partager vos impressions. Un bon moment d’échange et de découverte.

Une fois par mois le vendredi à 19h. Merci de vous inscrire.

La prochaine date :

Vendredi 05 Mai à 19h – retrouvez la sélection ci-dessous.

 

cafe lecture

 

 

Ce pays qui te ressemble, Tobie Nathan, Livre de Poche, 8,30€
C’est dans le ghetto juif du Caire que naît, contre toute attente, d’une jeune mère flamboyante et d’un père aveugle, Zohar l’insoumis. Et voici que sa soeur de lait, Masreya, danseuse aux ruses d’enchanteresse, le conduit aux portes du pouvoir. Voici aussi les mendiants et les orgueilleux, les filous et les commères de la ruelle, les pauvres et les nantis, petit peuple qui va roulant, criant, se révoltant, espérant et souffrant. Cette saga aux couleurs du soleil millénaire dit tout de l’Égypte : grandeur et décadence du roi Farouk, arrivée au pouvoir de Nasser en 1952 et expulsion des Juifs, islamisation de l’Égypte sous la poussée des Frères musulmans première éruption d’un volcan qui n’en finit pas de rugir… C’est la chute du monde ancien, qui enveloppait magies et sortilèges sous les habits d’Hollywood. La naissance d’un monde moderne, pris entre dieux et diables.

 

 

Acquanera, Valentina d’Urbano, Points, 7,80€
Lorsqu’on découvre dans son village natal un squelette qui pourrait être celui de sa meilleure amie, Fortuna décide de revenir après dix ans d’absence. Elle retrouve le lac sombre, la maison de sa chère grand-mère, Elsa, et l’hostilité de sa mère, Onda. À la recherche de la vérité, elle explore son histoire familiale, celle de quatre générations de femmes marquées par d’étranges dons de voyance…

 

 

D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds, Jon Kalman Stefansson, Folio, 8,20€
­Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d’édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée. Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.

 

 

Là où se croisent quatre chemins, Tommi Kinnunen, Albin Michel, 22€
Au nord de la Finlande, un village perdu au coeur de la taïga voit se nouer le destin d’une famille. Tout commence en 1895 avec Maria, qui élève seule sa fille et à qui la profession de sage-femme assure une certaine indépendance. Dans l’ombre de sa mère, Lahja cherche quant à elle à s’affirmer en réalisant son rêve : fonder un foyer. Mais Onni, l’homme qu’elle a choisi, revenu de la guerre en héros, cache un secret qui compromet toute promesse de bonheur. Des décennies plus tard, en s’installant dans la maison familiale, Kaarina, leur bellefille, va faire tomber silences et non-dits transmis de génération en génération… À travers la voix de ses quatre personnages, Tommi Kinnunen réussit une fresque intimiste bouleversante, véritable portrait de la société finlandaise au XXe siècle.

 
No Home, Yaa Gyasi, Calmann Levy, 21,90€
Un voyage époustouflant dans trois siècles d’histoire du peuple africain. Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-soeurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.

 

 

Les Accidents, John Wray, Seuil, 23€
Waldy Tolliver, dernier rejeton d’une extravagante famille, fondatrice d’un empire du cornichon et versée dans la physique quantique pour amateurs, se retrouve un beau matin piégé dans un appartement new-yorkais aux allures de capharnaüm – exilé hors du temps, qui pour lui ne passe plus. Un siècle plus tôt, l’aïeul Ottokar a découvert le secret de l’immortalité – avant qu’un bête accident de la circulation ne l’empêche à jamais d’en faire profiter l’humanité. Depuis, ses descendants, animés d’intentions plus ou moins louables, n’ont de cesse de vouloir mettre la main sur ce Graal. Et nous voici embarqués dans une fresque familiale et historique ahurissante d’inventivité, d’humour et de virtuosité. Des salons de la Vienne fin de siècle au New York bobo d’aujourd’hui, des camps de la mort à une secte New Age, du Far West aux fanzines pulp, Les Accidents est un roman fou, trépidant, bourré de personnages, de rebondissements et d’aventures. C’est aussi une grande histoire d’amour, intemporelle – et la révélation d’un jeune auteur doué d’une plume aussi magistrale que facétieuse.

 

 

 

Gabacho // Littérature étrangère

Liborio est un jeune clandestin mexicain, élevé par la rue, et qui, comme tant d’autres, espère une vie plus douce en passant la frontière. Liborio, picaro du XXIe siècle, se hisse de son statut d’exploité à celui de grand-frère dans un orphelinat grâce à ces poings. Aura Xilonen dessine une galerie de personnages hauts en couleur qui montrent tous une partie de l’Humanité qui se bat dans l’ombre pour la survie de ceux qui les entourent.

Gabacho, Aura Xilonen, Liana Levi, 22€

Le Papillon // Littérature étrangère

Soulevez le rideau rouge du théâtre L’Estonia ! Vous y trouverez de joyeux lurons, toute une famille, celle des comédiens qui rient, qui pleurent, qui vivent et meurent. Avec un humour provoquant digne d’un Figaro, le narrateur raconte une autre époque et un autre milieu où l’on mélange le mensonge (volontairement accepté de la théâtralité) et la réalité. Le tout auréolé d’une atmosphère de légendes slaves. Un hymne à la vie !

Le Papillon, Andrus Kivirähk, Le Tripode, 19€

Drone Land // Policier

Dans ce polar futuriste et politique, l’Union Européenne règne d’une main de fer (et toute en circuit informatique) sur un territoire modifié par les guerres climatiques et énergétiques. Lorsqu’un député est assassiné, la Commission surveille de bien près l’inspecteur en charge de l’enquête. Dans une Union ultra-sécuritaire, où l’informatique, par ses sbires les drones et autres dimensions virtuels, devient un outil de complot politique, que reste-t-il entre la fiction et la réalité ? Peut-être la vérité.

Drone Land, Tom Hillenbrand, Piranha, 19,50€

Un Dernier Verre au bar sans nom // poche

Comment écrire après Jack Kerouac et la Beat Generation ? C’est la question que se posent les personnages de ce roman. Nous suivons une bande d’écrivains, unis autour de l’écriture. Mais ils sont arrivés trop tard, pensent-ils. Que dire après Sur la route ou Le Festin nu ? Mais surtout comment vivre une vie quotidienne tout en étant obsédé par son œuvre ? Un livre sur la condition des écrivains dans les années 60 et sur les enjeux de l’entrée en littérature.

Un Dernier Verre au bar sans nom, Don Carpenter, 10/18, 8,40€.

Les Amants de Coyoacán // Poche

Bien plus que l’idylle entre Frida Kahlo et Léon Trotski, ce roman nous raconte une partie de la vie de Frida. Nous plongeons dans l’univers de cette artiste-peintre excentrique, traquée par un mal qui ne lui laisse que peu de répit. Mais ce qui nous saisit, à cette lecture, c’est l’incroyable force et désir de vie de cette femme, qui ne supporte pas la solitude. Le roman d’une artiste mexicaine libre dans la première moitié XXe siècle.

Les Amants de Coyoacán, Gérard de Cortanze, 7,90€

Toutes les vagues de l’océan // Poche

Un enfant est assassiné, jeté du haut d’un barrage et noyé. Quelques jours plus tard, sa mère se suicide. Qui est donc derrière la Matriochka, la mafia russe qui sévit à Barcelone ? Des goulags de l’URSS stalinienne à l’Espagne de Franco, l’enquête se dévoile comme des poupées russes. Victor del Arbol sonde les tréfonds de l’humanité avec une justesse incomparable, qui effraie parfois. Il montre comment l’horreur humaine traverse les âges et rattrape toutes les générations.

Toutes les vagues de l’océan, Victor del Arbol, Babel noir, 9,90€